Six pays d'Afrique de l'Ouest ont adopté des lignes directrices communes sur l'intelligence artificielle, dans un momentum régional pour la souveraineté numérique.

Six pays, une même volonté : ne pas laisser l'intelligence artificielle s'installer sur le continent sans le moindre cadre commun. Six pays d'Afrique de l'Ouest ont adopté des lignes directrices partagées sur l'IA, selon les informations rapportées par We Are Tech.
Le détail exact des six pays signataires n'a pas encore été confirmé de façon exhaustive .
Ce qui est certain, c'est le momentum régional. La même semaine, à Abidjan, le Centre de promotion des nouvelles technologies (CPNTIC) ivoirien lançait son propre programme de formation à l'IA générative pour les enseignants, et un Vibeathon consacré à l'intelligence artificielle réunissait une centaine de jeunes Ivoiriens autour de projets d'innovation, selon l'Agence Ivoirienne de Presse.
Ces lignes directrices comptent pour l'Afrique parce que pendant longtemps l'Afrique de l'Ouest a subi les cadres réglementaires numériques pensés ailleurs, en Europe ou aux États-Unis, avant de les adapter tant bien que mal. Des lignes directrices pensées et négociées localement, même imparfaites au départ, changent la donne : elles posent la question de la souveraineté numérique africaine sur ses propres termes.
Reste à savoir si ces lignes directrices resteront un texte de principe, ou si elles se traduiront en obligations concrètes pour les entreprises tech qui opèrent sur le continent.
Une réglementation ouest-africaine de l'IA : nécessaire garde-fou, ou frein à l'innovation locale ?
Journaliste
Journaliste, rédactrice, correspondante Bénin
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