Le CNLVC a lancé une opération nationale d'affichage des prix plafonnés dans les commerces, avec une phase répressive annoncée pour les récalcitrants.
Publié le 5 août 2026 à 23:11 — mis à jour le 26 septembre 2026 à 10:02

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Un ticket de caisse qui ne ment plus. Voilà ce que promet, en théorie, la nouvelle opération lancée le 30 juillet à Marcory par le Conseil national de lutte contre la vie chère. Riz, sucre, huile, tomate concentrée, pâtes, baguette de pain : ces produits du quotidien portent désormais un prix plafond affiché, visible, opposable au commerçant qui voudrait faire payer plus cher.
« L'affichage des prix n'est pas une option, il est obligatoire quel que soit le lieu de vente », a tranché la secrétaire exécutive du CNLVC, Dr Ranie-Didice Bah-Koné, citée par le portail gouvernemental gouv.ci. Le ministre du Commerce, de l'Industrie et de l'Artisanat, Kalil Konaté, a instruit ses services régionaux de relayer l'opération jusque dans les boutiques de quartier, selon l'Agence ivoirienne de presse. Et la menace n'est pas symbolique : une phase répressive suivra, avec des sanctions pécuniaires et administratives pour les récalcitrants, prévient Kouadio Pondo Benjamin, cité par l'AIP.
Derrière l'annonce technique, une réalité que vivent des millions de ménages ivoiriens depuis des mois : la vie chère grignote les salaires plus vite qu'elle ne les augmente. Rendre visible le prix plafonné, c'est redonner au consommateur une arme simple, celle de comparer et de refuser.
Reste la question qui compte vraiment. Un chiffre collé sur une étagère suffira-t-il face à des commerçants habitués à contourner la règle depuis des années ? La réponse se jouera dans les semaines qui viennent, marché par marché, boutique par boutique.
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