À la veille du 66e anniversaire de l'indépendance du Tchad, le président Mahamat Idriss Déby Itno annonce une grâce présidentielle au nom de la réconciliation nationale.
Publié le 11 août 2026 à 11:29 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 08:44

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Soixante-six ans après avoir coupé le cordon avec Paris, le Tchad choisit de tourner une page judiciaire plutôt que de défiler seulement au pas cadencé. À la veille du 66e anniversaire de son indépendance, célébré ce mardi 11 août 2026, le président Mahamat Idriss Déby Itno a annoncé son intention de prendre prochainement un acte de grâce présidentielle en faveur de plusieurs compatriotes condamnés.
Dans un message à la Nation relayé par Alwihdainfo, le chef de l'État inscrit cette décision dans une volonté de pardon et de réconciliation. Il a également appelé à un changement de paradigme face aux conflits intercommunautaires, plaidant pour une justice plus prompte et pour la fin de l'impunité, selon des propos rapportés par l'agence Xinhua.
Les modalités de cette grâce, notamment les personnes concernées et la date précise de son application, n'ont pas encore été précisées. Le journal tchadien Le Pays confirme l'annonce sans en détailler la portée exacte.
Ce geste s'inscrit dans un climat politique tendu, marqué par des tensions communautaires liées à l'accès inéquitable aux ressources et à la circulation persistante des armes.
En optant pour le pardon plutôt que pour l'unique démonstration de force, N'Djamena tente un pari : celui de désamorcer des rancœurs accumulées sans pour autant renoncer à la fermeté sécuritaire qu'exige la région.
Une grâce présidentielle referme-t-elle vraiment les blessures d'une société fracturée, ou ne fait-elle que repousser le moment où il faudra les affronter pour de bon ?
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