Depuis Londres, le président du Conseil togolais a plaidé pour des partenariats réels sur le nucléaire civil, et confirmé un sommet africain de l'innovation nucléaire à Lomé en 2027.
Publié le 12 septembre 2026 à 12:22 — mis à jour le 27 septembre 2026 à 22:00

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Depuis une tribune londonienne, un chef d'État ouest-africain a plaidé pour que l'Afrique cesse d'être spectatrice de sa propre transition énergétique.
Au 51e Symposium mondial de l'énergie nucléaire, le 10 septembre à Londres, le président du Conseil togolais Faure Gnassingbé a appelé à des partenariats réels plutôt qu'à de simples transferts de technologie.
Le dirigeant togolais met en avant les petits réacteurs modulaires comme réponse aux besoins énergétiques et industriels du continent. Afrik Soir confirme que Lomé a par ailleurs confirmé son adhésion à la déclaration visant à tripler la capacité nucléaire mondiale d'ici 2050, et annoncé l'organisation d'un sommet africain de l'innovation en énergie nucléaire dès 2027.
L'ambition peut surprendre pour un pays sans centrale nucléaire ni tradition atomique. Mais elle traduit un constat partagé par plusieurs gouvernements africains, le solaire et l'hydroélectrique, aussi utiles soient-ils, ne suffiront pas à alimenter l'industrialisation que le continent appelle de ses vœux, notamment pour les usages industriels lourds qui réclament une énergie stable en continu.
Reste à savoir si cette ambition dépassera le stade des discours de tribune. Construire une filière nucléaire, même avec des réacteurs modulaires plus légers à déployer, suppose des compétences techniques, des financements de long terme et une acceptabilité sociale que peu de pays africains ont commencé à bâtir.
Le nucléaire civil est-il une vraie option énergétique pour l'Afrique de l'Ouest, ou un pari trop risqué pour des budgets publics déjà sous tension ?
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