Quatre mouvements d'opposition togolais montent au créneau après la dernière hausse du prix du super sans plomb, portée à 817 FCFA le litre.
Publié le 14 septembre 2026 à 13:43 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 23:40

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817 FCFA le litre. Il y a trois mois à peine, les Togolais payaient 137 FCFA de moins pour faire le plein.
La dernière hausse du prix du carburant, entrée en vigueur le 10 septembre, a mis le feu aux poudres, rapporte Icilome. Quatre mouvements d'opposition, le DMK-Originale, le DMP, le LDP et « Touche Pas À Ma Constitution », dénoncent une « asphyxie financière » des ménages togolais. Plus 20 % en quatre mois sur le sans plomb, une trajectoire que les organisations qualifient de mauvaise gestion gouvernementale plutôt que de simple ajustement conjoncturel.
Les mouvements appellent à une mobilisation pacifique, dans un pays où le pouvoir d'achat s'est sérieusement dégradé ces dernières années sous l'effet conjugué de l'inflation importée et des ajustements de la fiscalité sur les hydrocarbures.
Le carburant, ce n'est jamais qu'un chiffre sur une pompe. C'est le prix du transport pour aller travailler, le coût du groupe électrogène quand le réseau lâche, le prix du sac de charbon transporté en brousse. Chaque hausse se répercute en cascade sur tout le reste.
Dans une Afrique de l'Ouest où la transition énergétique tarde à se concrétiser, la dépendance aux hydrocarbures importés continue de peser sur les budgets des ménages les plus modestes. Investir massivement dans les énergies locales et renouvelables reste le seul chemin crédible vers plus de résilience économique pour les décennies à venir.
Jusqu'où les ménages togolais peuvent-ils encore absorber ces hausses à répétition ?
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