Depuis le 17 août 2026, l'Office togolais des recettes impose le dépôt en ligne des plans parcellaires. Une réforme qui promet des délais raccourcis et une meilleure traçabilité des terres.
Publié le 19 août 2026 à 15:46 — mis à jour le 30 septembre 2026 à 11:08

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Fini les files d'attente devant les guichets du cadastre. Depuis ce lundi 17 août 2026, l'Office togolais des recettes (OTR) impose la soumission en ligne des plans parcellaires et des pièces justificatives, via le portail du Guichet unique foncier. Une bascule numérique qui concerne en priorité les usagers de la Direction du cadastre et de la conservation foncière ainsi que les membres de l'Ordre des géomètres du Togo.
L'enjeu dépasse la simple dématérialisation. Au Togo, la terre reste une source constante de litiges, de fraudes et de lenteurs administratives. En centralisant les dépôts sur une plateforme unique, l'État togolais veut réduire les délais de traitement, limiter les déplacements des usagers et surtout renforcer la traçabilité des dossiers, dans un secteur longtemps miné par l'opacité.
Cette réforme s'accompagne de l'introduction d'un Numéro parcellaire unique, conçu pour identifier et sécuriser chaque terrain sur l'ensemble du territoire. Elle prolonge un chantier engagé depuis 2019, année de création du Guichet unique foncier, et s'inscrit dans l'ambition togolaise de digitaliser 75 % de ses démarches administratives.
Pour l'Afrique, la sécurisation foncière n'est pas un détail technique. Elle conditionne l'investissement agricole, l'urbanisation maîtrisée et la capacité des familles à transmettre un patrimoine sans craindre la spoliation. Un continent qui digitalise son cadastre se donne les moyens de mieux protéger sa terre, ressource la plus disputée de la prochaine décennie.
Reste à savoir si les usagers les moins connectés, souvent en zone rurale, sauront s'approprier cette révolution numérique. Le Togo peut-il réussir sa transition foncière sans laisser personne au bord du chemin ?
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