Arrêtés fin juillet, deux journalistes français et leur collaborateur togolais viennent d'être libérés provisoirement. Une affaire qui relance le débat sur la liberté de la presse au Togo.
Publié le 3 septembre 2026 à 10:16 — mis à jour le 4 octobre 2026 à 11:57

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Plus d'un mois derrière les barreaux pour avoir fait leur métier, avant une libération qui ressemble à un soulagement fragile. Au Togo, deux journalistes français et leur fixeur togolais, incarcérés fin juillet, ont été libérés provisoirement, confirme AllAfrica.
Les deux reporters et leur collaborateur restent sous le coup d'une procédure judiciaire, la liberté provisoire ne signifiant pas l'abandon des poursuites. L'affaire a été suivie de près dans toute la sous-région, tant elle interroge les conditions de travail des journalistes étrangers en Afrique de l'Ouest. Cette affaire s'inscrit dans un climat plus large où plusieurs pays de la région ont durci, ces dernières années, le contrôle exercé sur les médias étrangers, entre accréditations restreintes et expulsions ponctuelles. Pour une génération de journalistes et de créateurs de contenu africains qui se forment aussi en observant comment leurs confrères internationaux sont traités, chaque cas de ce type devient un signal.
La liberté de la presse n'est pas un luxe importé. C'est une condition pour que l'Afrique se raconte elle-même avec exactitude, ses réussites comme ses échecs. Un continent qui veut peser dans le récit mondial de 2050 a besoin de journalistes, africains et étrangers, qui puissent enquêter sans craindre la prison pour un reportage.
Reste à savoir ce que révèlera l'enquête togolaise une fois les esprits apaisés : une bavure isolée, ou un signal plus large envoyé à tous ceux qui viennent couvrir le pays de trop près ?
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