La BCEAO maintient le taux directeur à 3 % dans l'UEMOA et alerte sur l'inflation. Prix, carburant, pouvoir d'achat : la génération Abidjan-Dakar inquiète.
Publie le 11 juin 2026 à 09:53 - mis a jour le 14 août 2026 à 23:42

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Trois pour cent. Un chiffre de banquier. Mais derrière, c'est le prix du riz, du transport, du loyer.
La Banque centrale des États de l'Afrique de l'Ouest (BCEAO) a maintenu son principal taux directeur à 3 %, selon APAnews. Dans le même mouvement, elle a alerté sur les risques inflationnistes alimentés par les tensions au Moyen-Orient, un rappel que l'économie ouest-africaine ne vit pas en vase clos.
Pour Abidjan, Dakar, Lomé ou Ouagadougou, l'inflation n'est pas une courbe sur un graphique. C'est la colère au marché, la réduction des sorties, le report des projets des jeunes couples, la pression sur les salaires qui n'augmentent pas assez vite.
La BCEAO cherche l'équilibre : soutenir la croissance sans laisser les prix s'emballer. Mais quand le pétrole et certaines matières premières flambent à l'international, ce sont les ménages les plus modestes qui paient en premier.
Les jeunes de l'UEMOA comparent tout sur WhatsApp : le prix du gazoil hier et aujourd'hui, le coût du passage en Europe, la valeur du CFA face aux devises informelles. La politique monétaire devient une conversation de quartier.
La BCEAO parviendra-t-elle à contenir l'inflation sans freiner la reprise, ou la génération UEMOA continuera-t-elle à voir son pouvoir d'achat fondre mois après mois ?
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