Washington rend permanente la caution de visa pouvant atteindre 20 000 dollars pour 30 pays africains, dont la Cote d'Ivoire, le Senegal, la Guinee et le Benin.
Publié le 4 août 2026 à 12:52 — mis à jour le 24 septembre 2026 à 00:42

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Payer pour avoir le droit de demander. C'est, en substance, ce que Washington impose désormais de facon permanente a trente pays africains, dont la Cote d'Ivoire, le Senegal, la Guinee et le Benin, pour l'obtention d'un visa touristique ou d'affaires de type B1/B2. Le dispositif, teste pendant un an, est devenu definitif le 3 aout 2026, avec un plafond releve a 20 000 dollars, contre 15 000 auparavant.
Au total, cinquante pays sont concernes dans le monde, dont trente sur le continent africain.
Le montant exact, entre 10 000 et 20 000 dollars selon les nouvelles regles, est fixe au cas par cas lors de l'entretien consulaire. La caution est remboursable si le voyageur respecte la duree de sejour autorisee, mais son versement ne garantit en rien l'obtention du visa.
Selon les chiffres communiques par l'administration americaine elle meme, plus de 20 000 demandeurs ont ete concernes pendant la phase de test, et pres d'un sur deux a renonce a poursuivre sa demarche face a cette exigence financiere. Les délivrances de visas ont chute d'environ 83 % dans les pays vises.
Washington justifie la mesure par la lutte contre les dépassements de sejour, invoquant un taux superieur a 50 % chez certains ressortissants concernes en 2024. Mais pour des millions de candidats africains a la mobilite, etudiants, entrepreneurs, artistes, la somme exigee depasse largement leurs moyens, et la porte se ferme avant meme l'entretien. Une politique migratoire qui, sous couvert de gestion administrative, redessine en silence qui a le droit de circuler librement sur cette planete, et qui n'en a plus les moyens.
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