Le World AI Film Festival Africa a été lancé à Abidjan avec une franchise exclusive pour dix pays. Première édition compétitive et candidatures ouvertes pour 2027.
Publié le 26 septembre 2026 à 13:06 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 22:46

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Un scénariste ivoirien de vingt cinq ans peut désormais tourner un film avec une intelligence artificielle comme partenaire de plateau, et le présenter dans un festival qui porte le nom du continent. Ce n'était pas vrai il y a un mois.
Le World AI Film Festival Africa, WAIFF Africa, a été lancé à Abidjan le 24 septembre, en présence du ministre de la Communication et des Médias.
Selon Abidjan.net, l'événement bénéficie d'une franchise exclusive couvrant dix pays africains, faisant d'Abidjan le point d'entrée continental de ce festival consacré au cinéma augmenté par l'intelligence artificielle. Une première édition compétitive est annoncée pour 2027, et l'appel à candidatures est désormais ouvert.
Afrik Soir rapporte les propos de Fatim Cissé Kouadio, qui a encouragé les créateurs africains à oser imaginer et créer, plutôt que d'attendre que les outils viennent d'ailleurs pour raconter leurs propres histoires. Linfodrome écrit de son côté que les candidatures sont officiellement ouvertes à Abidjan, confirmant le calendrier annoncé lors du lancement.
Pourquoi cela compte : l'intelligence artificielle générative bouleverse déjà les manières de produire un film, du story board jusqu'aux effets visuels, et les grands festivals occidentaux en discutent depuis deux ans sans que l'Afrique n'ait, jusqu'ici, de rendez vous équivalent. Positionner Abidjan comme la référence africaine sur ce terrain, c'est éviter que le continent ne subisse cette révolution technique une fois de plus, en simple spectateur.
Pour de jeunes créateurs qui manquent souvent de budgets de tournage classiques, l'IA ouvre une porte concrète : des productions moins coûteuses, des effets visuels accessibles sans studio hollywoodien, une économie créative qui peut naître avec un ordinateur portable et une idée.
Le cinéma africain qui comptera en 2050 sera peut être celui qui aura appris à dompter ces outils plutôt qu'à les redouter. WAIFF Africa parie que ça commence à Abidjan.
Un festival suffit il à faire éclore une génération de cinéastes, ou faudra t il aussi des financements pour transformer les candidatures en films ?
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