Après des attaques xénophobes qui ont fait au moins 98 morts nigérians depuis 2022, Nigeria et Afrique du Sud ont trouvé un accord pour désamorcer la crise.
Publié le 29 juillet 2026 à 15:02 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 15:30

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Un avion qui atterrit à Lagos avec, à son bord, des Nigérians rapatriés d'Afrique du Sud. La scène s'est répétée trop souvent ces dernières années pour qu'on continue à parler d'incident isolé.
Après des pourparlers à Abuja, le Nigeria et l'Afrique du Sud ont convenu de désescalader les tensions provoquées par les récentes attaques contre des ressortissants étrangers, rapporte OkayAfrica. Pretoria s'engage à poursuivre les responsables de ces violences, tandis qu'Abuja compile désormais les demandes de compensation des victimes nigérianes. Le média nigérian précise que le pays recense au moins 98 morts nigérians depuis 2022, avec des accusations récurrentes d'inaction policière sur place.
Voici ce qui dépasse largement le simple différend diplomatique : c'est la vie quotidienne de centaines de milliers d'Ouest-Africains installés en Afrique du Sud qui est en jeu, dans un pays qui reste malgré tout la première destination économique du continent pour beaucoup de diasporas africaines.
L'Afrique du Sud dément tout caractère d'État de ces violences, mais le schéma se répète depuis des années sans solution durable, alors même que les deux économies sont profondément imbriquées, du commerce aux investissements croisés.
Cette crise pose une question que l'Union africaine préfère souvent éviter : peut-on vraiment parler de libre circulation continentale, de ZLECAf, d'une Afrique qui commerce avec elle-même, tant que ses propres citoyens ne peuvent pas circuler en sécurité d'un pays africain à un autre ?
Vous pensez que cet accord entre Abuja et Pretoria va vraiment changer quelque chose sur le terrain, ou que l'histoire va se répéter dans quelques mois ?
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