Des Nigérians ciblés par des violences xénophobes en Afrique du Sud. La réponse de Tinubu : pas de rendez-vous, direction le ministère des Affaires étrangères.
Publié le 30 juillet 2026 à 11:39 — mis à jour le 16 septembre 2026 à 05:14

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Un rendez-vous refusé, et un message envoyé à toute une région.
Le président nigérian Bola Tinubu a décliné de rencontrer une délégation sud-africaine venue s'expliquer sur des attaques xénophobes visant des ressortissants nigérians, rapporte Punch Nigeria. Il l'a redirigée vers son ministre des Affaires étrangères, un geste diplomatique qui en dit long sur la température entre Abuja et Pretoria.
Cette tension n'est pas nouvelle. Elle ressurgit à chaque vague de violence contre les commerçants et travailleurs étrangers en Afrique du Sud, une communauté nigériane parmi les plus visées ces dernières années. Accusés de concurrence déloyale et de trafics, de nombreux commerçants nigérians sont régulièrement pris pour cibles lors des flambées de xénophobie.
Ce qui change cette fois, c'est le ton. Le géant démographique de l'Afrique de l'Ouest ne joue plus la carte de la retenue diplomatique.
Deux économies parmi les plus puissantes du continent, censées porter ensemble l'intégration africaine, se retrouvent à gérer une crise qui touche à la vie quotidienne de millions de leurs citoyens installés à l'étranger. La libre circulation africaine, promesse de la ZLECAf, se heurte ici à une réalité bien plus dure sur le terrain.
Faut-il des sanctions diplomatiques entre pays africains chaque fois que des ressortissants sont ciblés, ou la solution passe-t-elle ailleurs ?
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