L'investiture s'est tenue dans la tension. L'opposition dénonce une élection volée et a saisi l'Union africaine.
Publié le 2 septembre 2026 à 10:28 — mis à jour le 12 octobre 2026 à 10:29

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Costume sombre, main sur la Constitution, sourire de circonstance. Hakainde Hichilema a prêté serment ce 1er septembre pour un second mandat à la tête de la Zambie. À quelques kilomètres de là, un de ses principaux opposants, Brian Mundubile, passait la même journée derrière les barreaux.
Selon Wakat Séra, la cérémonie d'investiture s'est déroulée dans un climat de bras de fer politique, l'opposition ayant saisi l'Union africaine pour contester la régularité du scrutin.
Hichilema entame ainsi un nouveau mandat sur fond de contestation persistante des résultats. La présence à Lusaka de responsables régionaux venus consolider les liens entre la Zambie et la République démocratique du Congo. Signe que la diplomatie continentale observe de près la suite des événements.
Pour beaucoup de jeunes Zambiens, cette investiture pose une question familière ailleurs sur le continent : que vaut une victoire électorale quand une partie du pays doute de sa légitimité ? La Zambie, longtemps citée en exemple pour ses alternances pacifiques, se retrouve désormais dans la même zone grise que d'autres démocraties africaines sous tension.
L'Afrique 2050 ne se construira pas sur des institutions dont chaque élection se termine devant l'Union africaine plutôt que devant les électeurs eux-mêmes. La solidité démocratique du continent se mesure autant à la qualité des scrutins qu'à la manière dont les vaincus acceptent, ou non, de perdre.
Un opposant emprisonné le jour même de l'investiture du président élu. Coïncidence de calendrier, ou message politique assumé ?
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