Lors du lancement d'une station de pompage à Kouga, la ministre sud-africaine de l'Eau Pemmy Majodina a répondu à l'insulte d'un habitant par une insulte similaire. ActionSA et la Democratic Alliance ont chacune déposé une plainte pour manquement à l'éthique.
Publie le 11 septembre 2026 à 15:29 - mis a jour le 11 septembre 2026 à 17:19

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Kouga, Cap-Oriental, 9 septembre 2026. La ministre sud-africaine de l'Eau et de l'Assainissement, Pemmy Majodina, vient d'inaugurer une station de pompage rénovée devant une salle pleine d'habitants venus lui poser des questions. L'un d'eux prend la parole hors de son tour. On l'escorte vers la sortie. Au moment de franchir la porte, il lance une insulte en afrikaans à la ministre. Elle répond du tac au tac, dans la même langue crue. Filmée, la scène tourne en boucle sur les réseaux sociaux en quelques heures.
Selon Kyle Minnaar, administrateur municipal de Kouga, la ministre aurait répliqué par un « Phuma ! Jou ma se ... ook », un jeu de mots vulgaire renvoyant l'insulte reçue. Minnaar lui-même juge l'épisode « décevant ».Les internautes sud-africains comparent déjà l'incident à celui du maire de Johannesburg Dada Morero, pris dans une polémique similaire en août 2026. Une utilisatrice parle carrément de « Dada Moreroism », comme si jurer en public était devenu un réflexe politique.
Deux partis ne l'entendent pas de cette oreille. La Democratic Alliance a déposé une première plainte pour manquement à l'éthique, écrit Politicsweb, estimant qu'un ministre « ne peut pas être autorisé à répondre aux membres du public par des insultes vulgaires simplement parce qu'ils la contestent ». ActionSA a suivi avec une seconde plainte, dénonçant un langage « totalement incompatible avec les standards attendus » et réclamant des excuses publiques
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Dans un pays où les municipalités peinent encore à livrer l'eau courante à des millions de foyers, la vraie question n'est pas la grossièreté d'un échange verbal. C'est ce qu'elle révèle : la distance entre ceux qui gouvernent et ceux qui attendent, parfois depuis des décennies, un simple robinet qui coule. L'Afrique de 2050 se construira sur la confiance entre citoyens et institutions, ou elle ne se construira pas.
Une ministre qui perd son sang-froid face à un habitant en colère, est-ce un dérapage isolé ou le symptôme d'une fatigue démocratique plus large ?
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