Le Bénin signe deux accords avec la Banque mondiale : 150 millions de dollars pour le barrage de Dogo-Bis, 170 millions pour le programme Alafia I dédié à la nutrition et à la santé des enfants.
Publie le 20 juillet 2026 à 09:31 - mis a jour le 29 août 2026 à 02:51

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Vendredi 17 juillet 2026, à la Cité ministérielle de Cotonou, le gouvernement béninois a signé deux accords avec le Groupe de la Banque mondiale. Montant total : 320 millions de dollars, soit environ 183,5 milliards de FCFA. Deux chantiers, un seul objectif : transformer la vallée de l'Ouémé et protéger les enfants les plus vulnérables.
Le premier financement, 150 millions de dollars, va construire le barrage hydro multifonction de Dogo-Bis. Ce n'est pas qu'une histoire d'électricité. Le barrage doit sécuriser l'eau pour les populations et l'agriculture, renforcer la production nationale d'énergie, et surtout lancer un pôle agro-industriel dans la vallée.
Transformer les produits agricoles sur place, au lieu de les exporter bruts.
Le second accord, 170 millions de dollars, finance le programme Alafia I, baptisé « Nourrir le Bénin pour l'avenir ». Ici, l'ambition est humaine. Nutrition, santé, développement de la petite enfance : trois piliers pour donner aux femmes et aux enfants béninois un accès durable aux soins essentiels et à une alimentation adaptée.
Ça compte pour l'Afrique de 2050 parce que le Bénin choisit de lier deux fronts qu'on sépare trop souvent : l'économie productive et le capital humain. Un barrage qui nourrit l'industrie d'un côté, un programme qui nourrit les enfants de l'autre. La vallée de l'Ouémé devient un territoire à suivre de près.
Ce pari béninois, d'autres pays de la sous-région l'observent déjà. Reste une question : les 183,5 milliards de FCFA débloqués ce vendredi tiendront-ils leurs promesses sur le terrain ?
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