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Le Burkina Faso impose une autorisation prealable pour toute etude, formation ou stage a l'etranger, via la plateforme CampusFaso.
Publié le 13 juillet 2026 à 15:38 UTC+0

Jusqu'ici, un Burkinabè pouvait partir étudier à l'étranger sans en informer l'État. Depuis ce lundi, ce n'est plus le cas.
Le ministère de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation a annoncé l'ouverture, à partir du 13 juillet, de la plateforme CampusFaso pour les demandes d'autorisation préalable des Burkinabè souhaitant poursuivre des études, une formation ou un stage à l'étranger, rapporte LeFaso.net. Minute.bf précise que l'innovation introduite est l'obligation, pour tout candidat, quel que soit le mode ou la source de financement, d'obtenir une autorisation préalable du ministre en charge de l'enseignement supérieur.
Selon LeFaso.net, les candidatures doivent inclure une preuve d'admission ou de pré-inscription, les diplômes requis, une copie certifiée des documents de nationalité, des informations sur le financement et, le cas échéant, la situation professionnelle du demandeur. Les candidats doivent également créer un compte sur la plateforme officielle CampusFaso, remplir un formulaire en ligne, téléverser tous les documents requis et valider une déclaration sur l'honneur pour que leur dossier soit recevable.
Pour les bacheliers et étudiants burkinabè qui visaient jusqu'ici des universités à l'étranger sans démarche administrative centralisée, cette nouvelle obligation change profondément le parcours vers la mobilité académique.
Ce n'est pas une simple formalité administrative de plus. C'est un contrôle renforcé de l'État sur les flux de mobilité étudiante, dans un contexte régional de tensions sécuritaires et de rareté des devises.
Un Burkina Faso éducatif en 2050 devra avoir transformé ce contrôle en accompagnement réel, sans décourager les meilleurs talents de se former à l'étranger.
Cette autorisation préalable freinera-t-elle la fuite des cerveaux burkinabè, ou poussera-t-elle une partie de la jeunesse à contourner le dispositif ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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