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44 eleves et enseignants enleves dans l'Etat d'Oyo sont liberes apres 56 jours de captivite, sans qu'aucune rancon n'ait ete payee.
Publié le 13 juillet 2026 à 15:59 UTC+0

Cinquante-six jours de captivité. Un enseignant décapité. Un adjoint de direction tué dès l'attaque. Et pourtant, une libération obtenue sans céder un centime.
Des hommes armés avaient lancé le 15 mai une attaque coordonnée contre trois écoles des localités d'Esiele et Yawota, dans la zone de gouvernement local d'Oriire, dans l'État d'Oyo, enlevant trente-neuf élèves et sept enseignants, dont un directeur d'établissement, rapporte Vanguard News. Les ravisseurs, liés à des combattants de Boko Haram opérant sous la bannière d'Ansaru, avaient posé quatre exigences : la libération de commandants terroristes détenus, le paiement d'une rançon, deux véhicules Hilux et l'application d'éléments de la charia.
Al Jazeera confirme que la percée est survenue le 10 juillet, à l'issue d'une opération renseignée coordonnée par les forces militaires, policières et de renseignement. Le président Bola Tinubu a affirmé qu'aucune rançon n'avait été payée et qu'aucune concession n'avait été faite pour obtenir la libération des otages, précise AFRIK SOIR, qui rappelle que quarante-quatre élèves et enseignants ont été retrouvés sains et saufs.
Pour les familles d'Oyo qui avaient tenu des veillées pendant près de deux mois, ce dénouement change tout, même si la cicatrice de l'enseignant décapité en captivité restera. AllAfrica souligne que des appels se multiplient pour répliquer ce type d'opération dans d'autres États touchés par les enlèvements, comme Kaduna ou Borno.
Ce n'est pas une simple victoire sécuritaire. C'est un précédent que Abuja veut désormais ériger en doctrine face aux groupes armés qui monnayent des enfants.
Un Nigeria sécurisé en 2050 devra avoir tari ce marché des enlèvements scolaires, pas seulement gagné, au cas par cas, la course contre la montre.
Ce succès à Oyo poussera-t-il le gouvernement fédéral à généraliser ces opérations sans rançon, ou les enlèvements de masse continueront-ils ailleurs dans le pays ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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