L'absence prolongée du président camerounais relance le débat sur la continuité de l'État, dans un pays désormais doté d'un vice-président.
Publie le 20 juillet 2026 à 21:54 - mis a jour le 26 juillet 2026 à 23:04

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Quarante jours, c'est le temps qui s'est écoulé sans apparition publique de Paul Biya, doyen des chefs d'État en exercice sur le continent. Le silence s'étire, et avec lui les spéculations sur l'état de santé du président.
Le pays vient pourtant de réintroduire le poste de vice-président, une décision qui relance mécaniquement le débat sur la continuité de l'État en cas de vacance du pouvoir. Plusieurs médias régionaux évoquent un pays placé, de fait, en état de veille institutionnelle.
Le Cameroun n'en est pas à sa première zone grise politique. Mais la situation illustre un mal plus large sur le continent : des chefs d'État qui gouvernent parfois jusqu'à un âge très avancé, sans mécanisme clair et transparent de transition, laissant l'incertitude planer sur des dizaines de millions de citoyens.
Quand l'État ne communique pas, c'est la rumeur qui gouverne.
L'Afrique qui se projette vers 2050 ne peut pas se permettre de rejouer indéfiniment ce scénario d'opacité au sommet.
La stabilité d'un pays de près de 30 millions d'habitants ne devrait pas reposer sur la santé d'un seul homme, aussi longtemps au pouvoir soit-il. Une transition préparée, assumée et communiquée vaut toujours mieux qu'un silence qui nourrit toutes les hypothèses.
Qu'est-ce qui, selon vous, doit changer en priorité pour que le Cameroun sorte de cette zone d'incertitude ?
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