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40% des usagers du Littoral et de l'Ouest sans électricité au Cameroun. Crise SOCADEL après la reprise d'ENEO.
Publié le 21 juin 2026 à 13:32 UTC+0

Douala sans courant. Yaoundé en sursis. Et une réforme qui peine à produire de la lumière.
Depuis le 1er juin, les centrales thermiques de Kribi et Dibamba, opérées par le groupe Globeleq, ont retiré leurs capacités du Réseau interconnecté sud (RIS), selon La Voix de la Cité et le ministère de l'Eau et de l'Énergie. Conséquence immédiate : des délestages touchant environ 40 % des usagers des régions du Littoral et de l'Ouest.
Ces deux zones concentrent une part majeure de l'activité économique camerounaise. Usines, PME, foyers, étudiants : tout le monde subit les coupures pendant que les négociations traînent.
Le contexte est celui de la restructuration du secteur électrique. En novembre 2025, l'État a racheté les parts du fonds britannique ACTIS dans ENEO. Le 4 mai 2026, la Société camerounaise d'électricité (SOCADEL) a été créée pour reprendre production, transport, distribution et import-export d'énergie, selon La Voix des Décideurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre de l'Eau et de l'Énergie, reconnaît un déséquilibre financier structurel. Un plan de restructuration 2026-2028 vise à rétablir l'équilibre et la qualité du service. SOCADEL a cent jours pour lancer des actions prioritaires.
Pour la jeunesse de Douala ou de Bafoussam, l'électricité n'est pas un luxe. C'est la connexion internet, la réfrigération, la sécurité la nuit, la compétitivité des petites entreprises.
Le Cameroun sortira-t-il de cette crise énergétique avec un secteur public viable, ou SOCADEL restera-t-elle une coquille sans watts à livrer aux populations ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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