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Le JNIM revendique l'attaque de l'aéroport de Niamey. 13 morts dont 11 soldats. Tiani accuse Paris. AES condamne.
Publié le 21 juin 2026 à 13:27 UTC+0

L'aube à Niamey. Des tirs à l'aéroport international Diori Hamani. Encore.
Jeudi 18 juin, des hommes armés ont attaqué un poste de contrôle à l'entrée du site, selon France24 et Africanews. Certains portaient des ceintures explosives. Les affrontements ont duré plus de deux heures. Bilan provisoire du ministère de la Défense : 11 soldats et 2 civils tués, 4 blessés. Côté assaillants, 22 neutralisés, une vingtaine de suspects arrêtés.
Le Groupe de soutien à l'islam et aux musulmans (JNIM), branche sahélienne d'Al-Qaïda, a revendiqué une « attaque suicide » contre l'aéroport et une base militaire adjacente. C'est la deuxième frappe majeure sur ce site en moins de six mois, rappelle la BBC. En janvier, l'État islamique au Sahel avait déjà visé la même infrastructure.
Les autorités nigériennes assurent que l'aéroport est sécurisé et reste ouvert. Plusieurs vols ont toutefois été retardés ou déroutés, selon les trackers aériens. Niamey vibre entre résilience et peur.
Le général Abdourahamane Tiani et ses alliés de l'AES ont officiellement accusé la France de soutenir l'attaque. Paris a rejeté ces allégations. Le dossier sécuritaire se mêle à la guerre des narratifs.
Pour les jeunes de Niamey, l'aéroport n'est pas qu'un terminal. C'est le symbole de la connexion au monde, des retours de diaspora, des départs d'étudiants. Le voir visé une deuxième fois en six mois bouscule la normalité.
Niamey parviendra-t-il à sécuriser durablement son hub aérien, ou cette attaque marquera-t-elle le moment où la guerre jihadiste entre officiellement dans la capitale nigérienne ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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