Le Salon international des ressources extractives et énergétiques (SIREXE) s'est ouvert à Abidjan, avec le Botswana comme pays invité d'honneur. Un choix qui n'a rien d'un hasard.
Publie le 19 juillet 2026 à 22:47 - mis a jour le 3 septembre 2026 à 05:59

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Le Botswana n'a ni le pétrole du Nigeria, ni la population du Ghana. Il a des diamants, une gestion réputée rigoureuse de sa rente minière et un PIB par habitant qui dépasse largement la moyenne africaine. Et c'est justement pour ça qu'Abidjan lui a déroulé le tapis rouge.
La Côte d'Ivoire accueille cette année la deuxième édition du Salon international des ressources extractives et énergétiques (SIREXE), sous le thème des infrastructures nécessaires à l'exploitation minière et énergétique du continent, selon le portail officiel du gouvernement ivoirien. Le vice-premier ministre en charge de la Défense, également ministre des Mines, Téné Birahima Ouattara, a personnellement présidé l'ouverture.
Derrière la vitrine diplomatique, un vrai enjeu : la Côte d'Ivoire cherche à se positionner comme carrefour minier ouest-africain, au moment où l'or, le manganèse et le nickel deviennent des cartes stratégiques dans les négociations avec les grandes puissances industrielles.
Le pays a longtemps évité le piège classique de la malédiction des ressources, celui où la richesse du sous-sol appauvrit tout le reste. Un fonds souverain, des contrats miniers renégociés à l'avantage de l'État, une diversification lente mais réelle.
De quoi inspirer, ou au moins interroger, les choix ivoiriens à venir.
Et vous, pensez-vous que l'Afrique a vraiment tiré les leçons de ses voisins qui ont réussi, comme le Botswana, là où tant d'autres ont échoué ?
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