Le pouvoir ivoirien ouvre les discussions avec les partis politiques sur la réforme du cadre électoral. Premier pas avant l'échéance de 2030.
Publie le 20 juillet 2026 à 21:49 - mis a jour le 26 août 2026 à 17:24

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Ça discute, enfin, à Abidjan. Après des mois de silence sur le sujet, le pouvoir ivoirien s'assoit avec les partis politiques pour parler réforme du cadre électoral. Selon KOACI, les premières concertations ont démarré cette semaine, dans un climat encore prudent. Fraternité Matin confirme la tenue de ces échanges et évoque une volonté affichée d'"apaisement du jeu politique".
L'Agence Ivoirienne de Presse précise que plusieurs formations, dont le PPA-CI récemment reconduit sous la houlette de Laurent Gbagbo, ont été conviées à la table.
Le sujet dépasse la seule Côte d'Ivoire. Dans une région ouest-africaine secouée par les coups d'État et la contestation des processus électoraux, chaque réforme du code électoral ivoirien est scrutée comme un thermomètre.
Le pays reste l'une des rares démocraties de la sous-région à organiser des scrutins réguliers et disputés. Mais la fragmentation de l'opposition, entre les anciens lieutenants de Gbagbo qui tracent chacun leur route et un RHDP hégémonique, pose une question simple : à quoi sert une réforme si personne ne peut réellement peser dans le débat ?
D'ici 2030, la Côte d'Ivoire devra prouver qu'elle peut réformer sans se contenter d'un exercice de façade. Le pays qui a déjà connu la crise post-électorale de 2010 ne peut pas se permettre de rejouer le même scénario. Une réforme du cadre électoral, si elle est sincère, peut devenir un modèle pour des voisins où la seule alternance possible se fait aujourd'hui à la kalachnikov.
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