Cinquante neuf vies emportées depuis le début de la saison des pluies. Le gouvernement ivoirien durcit ses appels alors que les quartiers à risque restent occupés.
Publie le 23 juillet 2026 à 17:12 - mis a jour le 28 août 2026 à 16:28

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Cinquante neuf morts. Le chiffre est tombé cette semaine et il continue de grimper à chaque nouvelle pluie. En Côte d'Ivoire, la saison pluvieuse 2026 s'annonce parmi les plus meurtrières de la dernière décennie, selon les chiffres communiqués par la présidence de la République et relayés par Afrik Soir.
Le ministre de l'Intérieur Amadou Coulibaly a déploré un bilan qu'il qualifie de particulièrement élevé, en pointant directement le dérèglement climatique. RTI Infos rapporte que plusieurs quartiers d'Abidjan, notamment à Yopougon et Abobo, restent construits en zones inondables malgré des campagnes de sensibilisation répétées depuis des années. Le gouvernement a réitéré son appel à quitter ces zones, sans annoncer de plan de relogement massif à ce stade.
Derrière les chiffres, il y a des familles qui perdent leur maison en une nuit, des enfants qui ne retournent plus à l'école parce que le chemin est sous l'eau, des commerçants qui recommencent à zéro pour la troisième fois en cinq ans. Ce n'est pas une fatalité météorologique. C'est un choix d'urbanisation qu'on paie chaque année un peu plus cher.
L'Afrique urbaine grandit plus vite que ses infrastructures. Et tant que le logement social et les plans d'assainissement resteront des promesses de campagne plutôt que des chantiers financés, les pluies continueront de faire ce que les États n'ont pas fait : trancher.
Faut il attendre un bilan à trois chiffres pour que le relogement des zones à risque devienne une priorité budgétaire, et pas seulement un communiqué ?
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