Douze suspects ont été arrêtés lors d'un raid nocturne contre l'orpaillage illégal dans la réserve forestière d'Atewa, bassin versant clé pour Accra.
Publie le 7 septembre 2026 à 10:44 - mis a jour le 7 septembre 2026 à 15:55

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Une heure et demie du matin, dans la forêt d'Atewa. Dix sept agents de l'unité de réaction rapide de la Commission forestière ghanéenne mènent un raid dans les compartiments 61 et 62 de la réserve, près de la communauté de Sagyimase, région de l'Est, rapporte Ghanamma.
Bilan de l'opération : douze suspects arrêtés, cinq motos saisies, onze pelles récupérées, trois bidons d'essence confisqués. Le vocabulaire ghanéen a un nom pour ce fléau, galamsey, l'orpaillage artisanal illégal qui ronge les forêts et les cours d'eau du pays depuis des années.
Ce qui rend Atewa différente d'une réserve forestière parmi d'autres, c'est ce qu'elle alimente. Ce bassin versant fournit en eau les rivières Birim, Densu et Ayensu, dont dépend, entre autres, l'approvisionnement de la capitale Accra. Chaque trou creusé illégalement dans cette forêt n'abîme pas seulement des arbres, il menace, à terme, le robinet de millions de Ghanéens.
Le Ghana a fait du galamsey l'un de ses combats politiques les plus visibles ces dernières années, avec des résultats jugés encore insuffisants par une bonne partie de l'opinion publique. Douze arrestations dans un raid nocturne, c'est une victoire tactique.
Le vrai test reste celui de la filière : qui finance ces exploitations clandestines, qui achète l'or extrait illégalement, et pourquoi l'offre de travail légal ne parvient toujours pas à concurrencer l'attrait du galamsey pour une jeunesse rurale sans autre perspective.
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