À l'ENSEA d'Abidjan, deux jours de réflexion sur la recherche et l'innovation en éducation posent une question simple : le numérique peut-il sauver une école ivoirienne sous pression démographique ?
Publie le 22 juillet 2026 à 22:29 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 01:08

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Deux jours. Un thème : transformer l'éducation par le numérique. Et une question qui plane sur toute la salle de l'École nationale supérieure de statistique et d'économie appliquée d'Abidjan : est-ce qu'un pays peut scolariser toute sa jeunesse sans repenser radicalement ses outils ?
Les Journées ouvertes pour l'utilisation de la recherche et de l'innovation en éducation (JOURIE 2026) se sont ouvertes le 21 juillet à l'initiative du ministère de l'Éducation nationale, selon l'Agence ivoirienne de presse. Chercheurs, enseignants et responsables pédagogiques y discutent de solutions numériques durables pour une école de qualité.
Sa population scolarisable explose plus vite que ses salles de classe. Le numérique n'est pas un gadget dans ce contexte, c'est une question de capacité. Un cours filmé et diffusé peut toucher mille élèves d'un coup là où un enseignant seul en couvre quarante.
Mais la vraie bataille ne se joue pas à Abidjan. Elle se joue dans les villages sans électricité stable ni connexion internet, là où le numérique promis reste, pour l'instant, une promesse de papier.
Alors la question à poser aux organisateurs des JOURIE, une fois les projecteurs éteints : quel pourcentage des solutions présentées ira vraiment jusqu'aux salles de classe de Korhogo, Man ou Bondoukou, et pas seulement jusqu'aux rapports de fin de séminaire ?
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