À l'approche de la saison 2026/2027, les prévisionnistes régionaux classent le Mozambique parmi les nations les plus exposées aux sécheresses et inondations liées au phénomène climatique, un pays déjà fragilisé par les cyclones à répétition.
Publie le 5 septembre 2026 à 12:53 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 13:53

Ecouter l'article
Le Mozambique n'a pas fini de payer le prix de sa géographie. Selon RFI, relayé par Shango Media, le pays figure parmi les trois nations d'Afrique australe les plus préoccupantes face au retour attendu d'El Niño sur la saison 2026/2027, aux côtés d'autres États de la région déjà fragilisés par des années de dérèglement climatique. Le média mozambicain Revista Tempo confirme ce classement et évoque un risque accru de sécheresses dans certaines provinces et d'inondations dans d'autres, selon les zones touchées par le phénomène.
Le Mozambique a déjà été frappé, ces dernières années, par une série de cyclones et d'inondations ayant déplacé des centaines de milliers de personnes. El Niño ne s'arrête à aucune frontière. Mais ses effets frappent d'abord les pays les moins équipés pour y résister.
À chaque alerte climatique, le scénario se répète : des prévisions solides, des appels à la préparation, puis des moyens financiers et logistiques qui peinent à suivre sur le terrain. Le Mozambique, comme une grande partie de l'Afrique australe, dépend encore largement de l'aide internationale pour anticiper ces catastrophes plutôt que de disposer de ses propres filets de sécurité climatique.
D'ici 2050, le continent qui aura le moins contribué historiquement au réchauffement climatique risque de continuer à en payer la facture la plus lourde, si l'adaptation reste pensée depuis l'extérieur plutôt que depuis Maputo, Beira ou Quelimane.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…