Apres le Nigeria, la BERD prevoit d'ouvrir un bureau a Abidjan, ainsi qu'au Kenya, au Benin et au Senegal, pour etendre sa presence en Afrique subsaharienne.

Un modèle déjà rodé en Europe de l'Est, en Turquie et en Asie centrale. La Banque européenne pour la reconstruction et le développement veut désormais le reproduire en Afrique subsaharienne, et Abidjan fait partie des premières escales.
Après le Nigeria, la BERD prévoit d'ouvrir des bureaux dans quatre autres pays d'Afrique subsaharienne, rapporte l'Agence Ecofin, dont la Côte d'Ivoire, le Kenya, le Bénin et le Sénégal. Managers.tn précise que cette initiative marque un changement stratégique pour l'institution, qui cherche à renforcer sa présence locale et à identifier de nouvelles opportunités d'investissement sur le continent.
Selon l'Agence Ecofin, le Nigeria est devenu actionnaire de la BERD et « pays d'opération » en 2025, avec plus de 150 millions d'euros déjà investis à ce jour. Africa Business Plus rapporte que l'institution a également nommé des experts de l'environnement et des PME en Côte d'Ivoire, au Nigeria et au Bénin, en amont de l'ouverture effective de ces bureaux, l'objectif étant d'élargir le champ d'action de la BERD au Kenya, au Sénégal et au Ghana d'ici 2030.
Pour les PME ivoiriennes en quête de financements alternatifs aux seules banques commerciales locales, l'arrivée d'un nouveau bailleur international pourrait diversifier l'accès au crédit, à condition que les critères d'éligibilité restent accessibles aux petites structures.
Ce n'est pas qu'une annonce institutionnelle de plus. C'est l'entrée d'un acteur financier majeur, jusque-là concentré sur l'Europe de l'Est et le Moyen-Orient, dans le paysage économique ivoirien.
Une Côte d'Ivoire de l'investissement en 2050 devra avoir démontré que cette diversification des bailleurs profite aux entreprises locales, pas seulement aux grands projets d'infrastructure déjà bien financés.
Ce bureau de la BERD à Abidjan se traduira-t-il rapidement en financements concrets pour les PME ivoiriennes, ou restera-t-il, comme d'autres annonces institutionnelles, une présence essentiellement symbolique dans un premier temps ?
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