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Damana Pickas, vice-président du Parti du Peuple Africain de Cote d'Ivoire, le parti de Laurent Gbagbo, a été interpellé à Bingerville ces derniers jours. Le Procureur de la République a été saisi. Une affaire qui frappe l'opposition ivoirienne à quelques mois d'une échéance électorale majeure.
Publié le 6 mai 2026 à 16:18 UTC+0

Après le PDCI de Tidjane Thiam, c'est au tour du PPA-CI de Laurent Gbagbo d'être frappé. L'opposition ivoirienne n'a jamais été aussi sous pression.
Damana Pickas, vice-président du Parti du Peuple Africain de Cote d'Ivoire, figure connue du monde politique ivoirien proche de l'ex-président Laurent Gbagbo, a été interpellé à Bingerville par les forces de l'ordre dans les derniers jours. Selon les informations rapportées par Koaci, le Procureur de la République a été saisi du dossier. Les détails précis des faits qui lui sont reprochés restent à confirmer officiellement, mais l'information a provoqué une onde de choc dans les cercles de l'opposition ivoirienne.
Ce qui frappe, c'est le timing. La Côte d'Ivoire se prépare a une échéance électorale que beaucoup suivront de près. Et en l'espace de quelques semaines, ce sont les deux principaux partis d'opposition qui se retrouvent fragilisés sur le plan judiciaire. Du côté du PDCI, la question de l'éligibilité de Tidjane Thiam reste pendante, avec des accusations de faux document attribué au Comité des droits de l'homme de l'ONU, et Calixte Yapo, secrétaire exécutif du parti, qui a été convoqué puis relâché après vingt-quatre heures. Du cote du PPA-CI, c'est désormais un vice-président qui est interpellé.
Laurent Gbagbo, qui avait annoncé son retour au pays et une implication plus directe dans la vie politique, doit composer avec cette situation. Le PPA-CI est le seul parti ivoirien qui puisse se prévaloir d'une base électorale nationale historiquement solide, notamment dans le Centre et l'Ouest du pays. Affaiblir sa direction au moment où les dossiers de candidature se préparent, c'est peser directement sur les rapports de force du prochain scrutin.
Le gouvernement ivoirien n'a fait aucun commentaire officiel. L'affaire suit son cours judiciaire, comme le veut la procédure. Mais dans une Côte d'Ivoire ou la mémoire des crises post-électorales de 2010-2011 reste vive, chaque interpellation d'un opposant est lue sous plusieurs angles à la fois.
L'Afrique de 2050 a besoin de démocraties qui s'assument, avec une opposition forte et des règles du jeu acceptées par tous. Est-ce que la Cote d'Ivoire est sur ce chemin ?
Pensez-vous que la justice ivoirienne traite l'opposition et le parti au pouvoir sur un pied d'égalité ?
Source image de couverture : APA News
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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