À Porto-Novo, le Festival des Masques 2026 s'est ouvert samedi par un colloque international sur les Masques Vodun. Chercheurs, chefs traditionnels et autorités s'y retrouvent pour deux jours d'échanges.
Publie le 27 juillet 2026 à 22:21 - mis a jour le 3 août 2026 à 10:48

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Ce samedi, l'ambiance a changé à l'École du Patrimoine Africain de Porto-Novo.
Le Festival des Masques 2026 a ouvert ses portes. Et pour une fois, ce ne sont pas les danses qui ont pris la parole en premier. Ce sont les idées. Un colloque scientifique international a lancé l'édition, avec un thème clair : « Masques Vodun : Héritage et Modernité ».
Pendant deux jours, universitaires, chercheurs, chefs traditionnels, dignitaires et acteurs du patrimoine partagent la même table. Leur objectif commun : comprendre où vont les Masques Vodun aujourd'hui, sans renier d'où ils viennent.
Rogatien Tossou, Directeur de cabinet, a présidé la cérémonie au nom de la Ministre de l'Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique. Autour de lui, plusieurs figures ont répondu présent : le Professeur Mahougnon Kakpo, qui coordonne le colloque, Jacques Aguia Daho au nom des ministres de la Culture et du Tourisme, la Préfète de l'Ouémé, le Maire de Porto-Novo, ainsi que des chefs religieux et traditionnels venus du Bénin et d'ailleurs.
Pour le Professeur Kakpo, ce rendez-vous doit servir à mieux faire connaître le Vodun. Les communications présentées, puis les actes publiés, doivent construire un récit plus juste. Un récit qui démonte les clichés et montre la richesse culturelle, historique et spirituelle de ces masques.
Rogatien Tossou a rappelé la position du gouvernement béninois : des connaissances solides doivent accompagner la valorisation du patrimoine national, pour nourrir durablement les politiques de sauvegarde et de transmission.
Quatre grands axes structurent les 48 heures d'échanges : la transmission des savoirs entre générations, les mutations des pratiques culturelles, la valorisation du patrimoine, et son rôle comme levier de développement durable.
Pour les organisateurs, l'enjeu dépasse l'université. Il s'agit aussi de dire clairement ce qu'est le Vodun, et ce qu'il n'est pas. Chercheurs et praticiens veulent trouver des solutions concrètes pour protéger les masques, tout en les laissant dialoguer avec la modernité.
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