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La Guinée possède 25% des réserves mondiales de bauxite. Pendant 50 ans, tout est parti brut. Bouna Sylla annonce 5 à 6 raffineries d'alumine d'ici 2030. Mais si les usines sont chinoises, la dépendance change-t-elle vraiment ?
Publié le 27 avril 2026 à 13:49 UTC+0

La Guinée possède un quart des réserves mondiales de bauxite. Elle est le premier exportateur mondial. Et pendant 50 ans, elle a tout exporté brut, sans transformer, laissant d'autres pays capter la valeur ajoutée.
Ça change maintenant.
Le ministre guinéen des Mines et de la Géologie, Bouna Sylla, a annoncé une série de projets de raffineries d'alumine, dont la première portée par l'entreprise publique chinoise SPIC, déjà en chantier pour fin 2027. Objectif affiché : construire cinq à six raffineries d'alumine d'ici 2030.
Sylla est sans détour : « Nous sommes aujourd'hui le plus grand producteur de bauxite au monde… mais aucune raffinerie n'a été construite depuis l'époque coloniale. Cela va changer. »
Au-delà de la bauxite, le projet Simandou — l'un des plus grands gisements de minerai de fer non exploités au monde — avance. Rio Tinto s'est engagé à une étude de faisabilité pour une usine de pelletisation sur place. La Guinée prépare aussi un fonds souverain d'un milliard de dollars pour canaliser les revenus miniers.
Mais une nuance s'impose : transformer la bauxite en alumine, c'est mieux qu'exporter du brut. Mais si les raffineries sont chinoises et les décisions prises à Pékin, la Guinée reste dans un schéma de dépendance, juste à une étape différente de la chaîne.
La vraie souveraineté économique africaine, c'est quand l'Africain décide. Pas seulement quand il extrait.
Qu'est-ce que tu penses de la stratégie minière de la Guinée ?
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