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Khaoula Boukrim condamnée à 4 ans de prison par contumace en Tunisie. Presse, liberté d'expression et Maghreb sous pression.
Publié le 11 juin 2026 à 11:46 UTC+0

Quatre ans. Sans être présente. Sans avoir pu se défendre normalement. Le verdict tombe sur Khaoula Boukrim.
La journaliste tunisienne Khaoula Boukrim a été condamnée à quatre ans de prison par contumace, selon APAnews. Une peine lourde qui s'inscrit dans un contexte de resserrement sur la liberté d'expression au Maghreb, où les voix critiques ; journalistes, activistes, chercheurs ; payent de plus en plus cher leur indépendance.
Boukrim n'est pas un nom abstrait pour la scène médiatique tunisienne. C'est une professionnelle de l'information, une femme journaliste dans un espace public où la pression politique et sociale se cumule. La contumace ajoute une dimension symbolique : juger sans face-à-face, sanctionner à distance.
Pour les jeunes Tunisiens, le souvenir du printemps arabe cohabite avec la fatigue démocratique. Publier un enquête, commenter une décision gouvernementale, relayer une mobilisation : autant d'actes qui peuvent désormais mener au tribunal.
Le Maghreb a besoin de journalistes libres autant que de stabilité économique. Sans presse indépendante, la corruption et l'arbitraire prospèrent dans l'ombre.
La Tunisie reconsidérera-t-elle cette condamnation comme une erreur judiciaire à corriger, ou la prison deviendra-t-elle la réponse standard à toute voix trop audible ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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