La police camerounaise a délogé environ dix enfants d'un immeuble barricadé du quartier d'Essos, où ils vivaient reclus depuis des mois. Le ministère des Affaires sociales sort du silence, sans encore livrer d'explications sur ce que cachait vraiment ce lieu.
Publie le 5 septembre 2026 à 12:50 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 13:56

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Un portail toujours fermé. Des allées et venues nocturnes. Des enfants qui sortaient de moins en moins, capuche vissée sur la tête. Voilà ce que les voisins d'Essos, un quartier de Yaoundé, observaient depuis des mois avant que la police camerounaise n'intervienne dans un immeuble transformé en ce que la presse locale appelle une « forteresse ». Selon allAfrica , une dizaine d'enfants, certaines sources évoquant même des enfants de 2 ans, y ont été découverts, dans un lieu équipé de chambres et de provisions pour qu'ils y vivent en quasi-autonomie.
Une femme installée dans le quartier depuis quarante ans est au centre de l'affaire, aux côtés d'un locataire qui aurait racheté l'immeuble il y a environ deux ans. Une nourrice s'occupait des enfants, sans que son rôle exact ne soit établi. Camerounactuel évoque une possible séquestration, quand d'autres sources parlent de séances de prière organisées sur place, sans trancher entre secte, réseau ou simple hébergement irrégulier.
Le ministère des Affaires sociales a fini par réagir publiquement, confirme Camer.be, appelant à la vigilance sans détailler les résultats de l'enquête en cours. Ce silence prolongé, relevé par plusieurs médias locaux, nourrit déjà les spéculations dans un pays où la protection de l'enfance reste un chantier largement inachevé.
Une Afrique qui veut peser en 2050 est une Afrique qui protège d'abord ses enfants, sans attendre qu'un scandale éclate au grand jour pour s'en préoccuper. Ce que cachait vraiment Essos reste à établir. Mais l'histoire rappelle combien la vigilance de voisinage peut parfois précéder celle des institutions.
Combien d'autres « forteresses » comme celle d'Essos existent-elles, sans qu'aucun voisin n'ait encore donné l'alerte ?
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