Forum de Tana
Mahama à Bahir Dar : la ZLECAf comme rempart contre les conflits
Président du conseil du Forum de Tana, le chef de l'État ghanéen a mis en garde les puissances étrangères contre toute tentation de faire de l'Afrique un terrain de jeu.
Bahir Dar — Publié le 26 octobre 2026 à 07:04

« L'Afrique n'est pas un échiquier vide pour que les puissances jouent leurs parties. » La phrase de John Mahama, prononcée à Bahir Dar, en , résume son message aux capitales du monde.
Le président ghanéen s'exprimait samedi 24 octobre au 12e Forum de haut niveau de Tana sur la sécurité en Afrique, qui se tient du 23 au 25 octobre, rapportent 3News et MyJoyOnline. Le thème : « Pathways to Peace in Africa: Economic Sovereignty and Geopolitical Transformation ». Président du conseil du Forum, il a aussi présenté le rapport 2026 sur l'état de la paix et de la sécurité en Afrique, qui couvre la période de janvier 2025 à juin 2026.
Le ton est direct. D'après MyJoyOnline, il affirme que des puissances de l'Est, de l'Ouest et du Golfe cherchent « leverage, access, and client states on our soil ». Et il prévient : « unless we consciously decide to take up the pen and write our own script, someone else will write it for us ».
L'idée la plus nette concerne le commerce.
Selon 3News, Mahama juge que la ZLECAf est « peut-être notre plus grande architecture de prévention des conflits », et cite le système panafricain de paiement PAPSS comme moyen de réduire l'exposition du continent aux chocs extérieurs. Il ajoute une réserve : le commerce ne remplace pas le règlement politique, mais « la pauvreté et les frictions aux frontières garantiront toujours la guerre ».
Nile Post, qui couvre l'ouverture, note la présence des présidents burundais Évariste Ndayishimiye et mozambicain Daniel Francisco Chapo, et un message de l'Union africaine. Le Premier ministre éthiopien Abiy Ahmed a plaidé pour une plus grande appropriation africaine des initiatives continentales.
Pour 2050, le pari est clair : si les marchés africains s'intègrent, les frontières cessent d'être des lignes de front. Si les tarifs et les rivalités l'emportent, elles le restent.
La ZLECAf peut-elle vraiment empêcher une guerre, ou n'est-ce qu'un slogan de plus ?
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