Opposition congolaise
RDC : à N'djili, Prince Epenge retenu, son passeport confisqué par la DGM
Le porte-parole de Lamuka devait rejoindre Rome avec Martin Fayulu. Les agents de la migration disent qu'une convocation de la justice l'attend. Il affirme ne l'avoir jamais reçue.
Kinshasa — Publié le 26 octobre 2026 à 06:20

Deux passeports retenus à N'djili, un seul rendu. Dimanche 25 octobre, Prince Epenge a vu s'éloigner l'avion pour Rome.
Selon Actualite.cd, l'opposant, président d'ADD et membre de Lamuka, devait rejoindre Martin Fayulu pour une réunion de la coalition « Article 64 » (C64) à partir de lundi. La Direction générale de migration a retenu les passeports des deux hommes. Celui de Fayulu lui a été rendu après une attente. Celui d'Epenge, non. 7sur7.cd confirme que les passeports de Fayulu et de Jean-Baptiste Kasekwa ont été restitués, mais pas celui d'Epenge.
La DGM invoque une convocation de la justice, d'après Actualite.cd et Congo Quotidien. Epenge assure ne jamais l'avoir reçue. Selon Actualite.cd, qui s'appuie sur les informations disponibles, la procédure serait liée à la mort de Manassé Lomboto, un jeune membre de la sécurité d'ADD Congo, décédé après la marche du C64 du 15 septembre contre le changement de Constitution.
Le parquet de /Kalamu avait suspendu la levée du corps le 26 septembre, à la demande du ministre de la Justice. Les autorités rejettent les accusations de l'opposition.
Les récits divergent. Pour Lamuka, rapporte 7sur7.cd, des inconnus ont emmené Epenge vers une destination non précisée, et le mouvement exige de savoir où il est et de le voir libéré, en citant les articles 17, 18 et 30 de la Constitution. Actualite.cd décrit plutôt un empêchement de voyager. Aucune réaction officielle de la DGM ou du gouvernement ne figure dans les articles lus.
Sur fond de révision constitutionnelle, la liberté de circuler des opposants fait office de thermomètre démocratique. À l'échelle de 2050, une jeunesse congolaise nombreuse jugera ses institutions à leur capacité à tolérer la contradiction.
La liberté de voyager d'un opposant est-elle un test de démocratie ?
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