Le ministre de l'Économie et des Finances Alousséni Sanou a confirmé l'acquisition d'un Boeing 737 transformé en centre de commandement volant.
Publié le 31 juillet 2026 à 16:43 — mis à jour le 29 septembre 2026 à 18:28

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15,6 milliards de FCFA. C'est le prix payé par le Mali pour un nouvel avion de commandement, annoncé par le ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, Alousséni Sanou.
Ce n'est pas un simple avion de transport. C'est un Boeing 737 pensé comme un centre de commandement en vol, qui permet aux autorités militaires et politiques de piloter des opérations, de communiquer, de coordonner les forces à longue distance. Dans un pays engagé contre le terrorisme, l'outil devient stratégique : il s'agit d'assurer la continuité de l'État, même en déplacement.
Le ministre a précisé un détail qui compte : l'opération a généré des économies. L'assurance a versé 6 milliards de FCFA pour les dommages de l'ancien appareil, et la vente des pièces de rechange devrait rapporter entre 3 et 4 milliards de plus.
15,6 milliards, face aux besoins sociaux d'un pays, ça fait débat. Forcément. Mais pour l'État malien en transition, la priorité affichée reste de se doter des moyens de protéger le territoire. Après les polémiques autour de l'ancien avion présidentiel acheté en 2014, ce nouvel investissement dit une chose : la volonté des autorités de renforcer, coûte que coûte, la souveraineté et la capacité de défense du pays.
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