Nigeria : l'Afrique du Sud inflige une interdiction de cinq ans aux 268 rapatriés déclarés en situation irrégulière
Cinq ans d'interdiction de territoire pour 268 Nigérians rapatriés d'Afrique du Sud. La xénophobie administrative après la violence de rue.
Publié le 12 juin 2026 à 15:27

Ils sont rentrés. Mais la porte s'est refermée derrière eux, pour cinq ans.
L' a déclaré « indésirables » les 268 Nigérians rapatriés depuis l'aéroport OR Tambo, selon AllAfrica et Vanguard. Interdiction de revenir sur le territoire sud-africain pendant cinq ans en vertu de la loi sur l'immigration. Aucun des 268 n'était en situation régulière, a confirmé Stephen van Neel, responsable de l'application des lois migratoires.
Le chiffre global est plus large : environ mille Nigérians se sont inscrits au rapatriement, cinq cents ont été autorisés à partir, et un second convoi est prévu le 15 juin. Des documents d'urgence ont dû être délivrés par l'ambassade du pour permettre le voyage.
Cette décision intervient dans un contexte de tensions migratoires récurrentes en Afrique du Sud, attaques contre commerçants étrangers, discours xénophobes, opérations de contrôle. Le président Cyril Ramaphosa a annoncé de nouvelles mesures contre l'immigration irrégulière tout en condamnant la xénophobie et les violences de rue.
Pour les jeunes Nigérians qui travaillaient légalement ou informellement à ou , le message est brutal : une erreur administrative, un visa expiré, et c'est l'exil forcé avec une marque noire sur le passeport.
Le Nigeria doit accueillir ses ressortissants tout en gérant une relation économique complexe avec Pretoria.
L'Afrique du Sud choisira-t-elle la fermeté administrative sans tomber dans la punition collective, ou la xénophobie trouvera-t-elle une nouvelle légitimité dans les textes d'immigration ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Reporter
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…