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Mourad Zeghidi en grève de la faim en Tunisie. Le journaliste dénonce plus de deux ans de détention et un acharnement judiciaire.
Publié le 12 juin 2026 à 15:38 UTC+0

Quand les mots ne suffisent plus, il reste le corps. Mourad Zeghidi a choisi la grève de la faim.
Le journaliste tunisien, détenu depuis plus de deux ans, a entamé une grève de la faim pour dénoncer ce qu'il qualifie d'acharnement judiciaire, selon APAnews. Un acte désespéré dans un pays où l'espace médiatique se rétrécit et où plusieurs voix critiques ont payé cher leur indépendance.
Zeghidi n'est pas un cas isolé dans le Maghreb. Mais sa décision relance l'attention sur le sort des professionnels de l'information en Tunisie, procédures multiples, lenteurs, peines lourdes, effet dissuasif sur la jeune génération de reporters.
Pour les jeunes Tunisiens, le souvenir du printemps arabe cohabite avec une fatigue démocratique. Publier une enquête, critiquer une institution, relayer une mobilisation : autant d'actes qui peuvent devenir risqués.
Une grève de la faim n'est jamais une solution. C'est un cri. Les autorités tunisiennes devront répondre, soit par le dialogue et la justice équitable, soit en assumant le coût humain et réputationnel de laisser un journaliste mourir en prison.
La Tunisie libérera-t-elle Mourad Zeghidi et ouvrira-t-elle un espace de presse crédible, ou la prison deviendra-t-elle encore le destin de ceux qui osent raconter ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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