L'échéance fixée par les États-Unis pour un retrait des troupes rwandaises de l'Est de la RDC est passée sans effet. La colère monte à Masisi.
Publie le 20 juillet 2026 à 21:56 - mis a jour le 2 septembre 2026 à 03:07

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La date butoir est passée. Rien n'a changé sur le terrain. Selon Radio Okapi, aucun retrait des Forces de défense rwandaises n'a été observé dans les zones contrôlées par l'alliance AFC-M23 à la mi-juillet, alors que le secrétaire d'État américain Marco Rubio avait fixé cette échéance dans le cadre des accords de paix RDC-Rwanda.
Actualite.cd confirme que les combats se poursuivent au Nord comme au Sud-Kivu, chaque camp accusant l'autre de bloquer les engagements pris. Un rapport du groupe d'experts de l'ONU, cité par Radio Okapi, atteste également de la présence persistante des forces rwandaises sur le sol congolais.
À Masisi, la société civile ne cache plus son exaspération. Elle réclame désormais des sanctions concrètes, estimant que la diplomatie américaine s'est contentée de sommations verbales sans jamais poser de cadre réellement contraignant. Pendant ce temps, le drame humain continue de s'accumuler : plus de 200 civils tués en trois mois au Nord-Kivu selon une ONG locale, et des dizaines de milliers de déplacés supplémentaires dans le Haut-Uele face à la progression des ADF.
Ce dossier dit quelque chose de plus large sur l'Afrique de 2050 , celle des ressources minières stratégiques, des puissances qui négocient des accords de paix sans toujours les faire respecter, et des populations qui paient le prix fort d'équilibres géopolitiques qui les dépassent.
Combien de temps encore la communauté internationale pourra-t-elle se contenter de constater l'échec de ses propres ultimatums, sans en tirer de conséquences ?
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