Après avoir quitté la CEDEAO, l'Alliance des États du Sahel s'attaque maintenant à la justice internationale. Un signal de plus dans une rupture qui s'accélère depuis 2023.
Publie le 21 juillet 2026 à 15:57 - mis a jour le 19 août 2026 à 01:09

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Un traité fondateur, signé par la plupart des pays africains dans les années 2000, et que trois d'entre eux viennent de décider de quitter. Selon des informations relayées par Bamada.net, le Mali et le Burkina Faso ont rejoint le Niger dans une demande officielle de retrait de la Cour pénale internationale.
Ce geste n'arrive pas de nulle part. Depuis les coups d'État successifs qui ont porté au pouvoir les juntes des trois pays, entre 2020 et 2023, l'Alliance des États du Sahel a construit sa légitimité sur un discours de rupture avec les institutions perçues comme héritées de l'ordre occidental. La CEDEAO avait déjà fait les frais de cette stratégie. La CPI en fait désormais les frais à son tour.
Sur le fond, l'argument avancé par les capitales sahéliennes est toujours le même : une justice internationale accusée de cibler disproportionnellement les dirigeants africains, tout en épargnant les grandes puissances. Un reproche ancien, mais que ces trois pays transforment aujourd'hui en acte politique concret plutôt qu'en simple discours de tribune.
Le risque, lui, est réel. Se retirer de la CPI, c'est aussi priver les populations civiles d'un recours possible face à des exactions commises sur leur sol, notamment dans un contexte où les groupes armés jihadistes continuent de frapper la région.
L'Afrique de 2050 se construira-t-elle avec ou sans ces mécanismes internationaux de justice ? Le Sahel vient de trancher, à sa manière, une partie de la réponse.
Selon vous, ce retrait renforce-t-il la souveraineté du Sahel, ou fragilise-t-il la protection des populations civiles ?
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