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Le Conseil constitutionnel senegalais invalide la reforme qui renforcait les pouvoirs du Parlement et du Premier ministre Sonko.
Publié le 13 juillet 2026 à 15:28 UTC+0

Débarqué de Matignon fin mai. Réélu à la tête de l'Assemblée quelques jours plus tard. Recalé par les Sages début juillet. En un mois et demi, Ousmane Sonko a vécu tout un mandat politique.
Le Conseil constitutionnel sénégalais a invalidé le 9 juillet une réforme constitutionnelle majeure, adoptée fin juin par les députés après saisine du président Bassirou Diomaye Faye, rapporte France 24. Le texte, porté par le parti Pastef, visait à réformer en profondeur vingt-neuf articles, notamment en interdisant au président de diriger un parti politique et en renforçant les pouvoirs du Premier ministre et de l'Assemblée nationale, précise Wakat Séra.
La Nouvelle Tribune rappelle le contexte des tensions entre Diomaye Faye et son ancien mentor : écarté de la primature le 22 mai, Sonko avait rebondi en étant élu à la présidence de l'Assemblée nationale le 26 mai, largement dominée par son parti Pastef. Après la décision des Sages, le leader parlementaire a choisi la voie de l'apaisement, réagissant publiquement sur Facebook pour reconnaître une décision qu'il a qualifiée d'irrévocable et nier tout conflit avec le chef de l'État.
Pour les jeunes militants de Pastef, habitués à une rhétorique de rupture depuis l'arrivée au pouvoir du duo Faye-Sonko en 2024, ce recul institutionnel impose une nouvelle lecture des rapports de force entre présidence et parlement.
Ce n'est pas une simple censure juridique. C'est le rappel que même un raz-de-marée électoral ne dispense pas de respecter l'équilibre constitutionnel des pouvoirs.
Un Sénégal institutionnel en 2050 devra avoir stabilisé ce couple exécutif, plutôt que de naviguer de crise en crise entre un président et son ancien Premier ministre.
Cet épisode scelle-t-il un apaisement durable entre Diomaye Faye et Sonko, ou n'est-ce qu'une trêve avant la prochaine confrontation institutionnelle ?
Journaliste
Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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