L'ancien président Ernest Bai Koroma rentre en Sierra Leone après l'abandon des poursuites pour trahison liées à la tentative de soulèvement de 2023.
Publie le 7 septembre 2026 à 10:43

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Trois ans après une tentative de soulèvement armé qui a fait 21 morts, un ancien président rentre chez lui la conscience judiciaire allégée. Ernest Bai Koroma, qui a dirigé la Sierra Leone de 2007 à 2018, revient ce week end dans le pays après l'abandon des poursuites pour trahison qui pesaient sur lui depuis 2023, rapporte Bloomberg.
L'annonce vient du vice président Mohamed Jukdeh Jalloh, dans une formule pesée au mot près : dans un esprit de paix et de cohésion nationale, l'ancien président rentrera au pays ce week end. Le dossier de 2023 avait envoyé des dizaines de militaires en prison, certains condamnés à des peines de 50 à 100 ans, pour leur rôle présumé dans la tentative de coup.
Un retour d'exilé, en Afrique de l'Ouest, ce n'est jamais neutre. C'est un signal envoyé à toute une classe politique sur ce que le pouvoir en place est prêt à pardonner, et à quel prix politique. À l'approche de la présidentielle de 2028, la réapparition de Koroma sur l'échiquier local rebat des cartes que beaucoup pensaient définitivement distribuées.
La réconciliation affichée tiendra t elle si Koroma choisit de reprendre un rôle actif en politique, plutôt que de se contenter d'un retour discret ? La Sierra Leone, qui a connu guerre civile puis instabilité militaire, mesure très précisément le coût d'une réconciliation ratée.
Pardon sincère ou simple accalmie avant la prochaine bataille électorale : lequel des deux scénarios s'écrit à Freetown cette semaine ?
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