Sonatrach, bilan 2025
Sonatrach : 603 milliards de dinars de bénéfice en 2025, un quart de moins
Le groupe public algérien publie un résultat net en recul de 26 % pour 2025, tandis que ses investissements bondissent de 29 %. Les importations de produits pétroliers, elles, s'envolent de 572 %.
Alger, Algérie — Publié le 3 novembre 2026 à 10:08

Sonatrach a gagné 603 milliards de dinars en 2025, soit un quart de moins qu'en 2024. Le groupe public algérien a publié son rapport annuel ce week-end. Le chiffre qui frappe n'est pas le seul de la page.
Le chiffre d'affaires de la maison mère recule de 12 %, à 5 748 milliards de dinars, contre 6 523 milliards un an plus tôt. Le bénéfice net passe de 812 à 603 milliards. Le groupe invoque un contexte énergétique international difficile : le baril s'est vendu en moyenne , contre environ en 2024, et le gaz livré par gazoduc le million de BTU, en baisse de 8 %. Les recettes d'exportation s'établissent à 5 230 milliards de dinars. Elles perdent 11 %, alors que les volumes exportés ne reculent que de 3 %, à 89 millions de tonnes équivalent pétrole.
Le directeur général, Noureddine Daoudi, qualifie l'année de contraignante et salue la résilience du groupe. Sonatrach a pourtant investi davantage : 1 078 milliards de dinars, en hausse de 29 %, dont 69 % pour l'exploration et la production. Dix-sept découvertes d'hydrocarbures sont annoncées.
La ligne la plus lourde pour l'économie réelle est ailleurs. Les importations de produits pétroliers explosent de 572 %, de 209 000 tonnes à , surtout du gasoil non subventionné. Les ventes sur le marché intérieur atteignent un record de 76,1 millions de tonnes équivalent pétrole, et la consommation intérieure de gaz grimpe de 7,8 %.
Les conversions en dollars varient selon les calculs : 4,44 milliards de bénéfice net dans certains décomptes, environ dans d'autres. Les chiffres en dinars, eux, concordent.
Le groupe prévoit de nouvelles unités à Arzew et à Skikda, une raffinerie à Hassi Messaoud et une unité censée doubler la production d'essence.
Un pays qui exporte du gaz et importe du gasoil peut-il financer sa croissance sur une rente qui rétrécit, pendant que sa propre consommation avale une part croissante de sa production ?
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