La Tunisie et l'Algerie signent 25 accords et programmes a l'issue de la 23e Commission mixte, avec l'ambition de conquerir ensemble les marches africains.

Vingt-cinq accords et programmes signés en une seule session. Un objectif affiché sans détour : ne plus se contenter de coopérer entre voisins, mais conquérir ensemble les marchés du continent.
La 23e session de la Grande Commission mixte tuniso-algérienne de coopération s'est tenue les 7 et 8 juillet à Alger, rapporte Kapitalis, débouchant sur la signature de vingt-cinq accords et programmes entre les deux pays. Businessnews.com.tn précise que le président algérien Abdelmadjid Tebboune a reçu le ministre tunisien des Affaires étrangères Mohamed Ali Nafti au palais El Mouradia, à l'occasion de la réunion de suivi de cette 23e session, co-présidée par Nafti et le ministre d'État algérien des Affaires étrangères Ahmed Attaf.
Le site officiel des services du Premier ministre algérien précise que les deux ministres ont salué les progrès réalisés notamment en matière de sécurité, de transport, de technologies de l'information, d'affaires sociales, d'emploi, de formation, ainsi que de culture et de sport. La Presse de Tunisie souligne que les deux pays veulent désormais conquérir ensemble les marchés africains, réaffirmant leur ambition de faciliter l'accès conjoint des entreprises tunisiennes et algériennes au continent. Les deux parties ont adopté une feuille de route fixant les prochaines échéances de cette coopération bilatérale, en préparation de la 24e session prévue en Algérie.
Pour les entrepreneurs tunisiens et algériens, souvent confrontés à des marchés nationaux relativement étroits, cette ambition d'un partenariat stratégique global ouvre la perspective d'un accès mutualisé à des marchés africains autrement difficiles à pénétrer isolément.
Ce n'est pas qu'une réunion diplomatique protocolaire de plus entre deux voisins historiques. C'est une tentative de transformer une coopération bilatérale ancienne en levier commun de conquête économique continentale.
Un Maghreb économique en 2050 devra avoir concrétisé cette ambition en entreprises tuniso-algériennes réellement implantées sur les marchés subsahariens, plutôt qu'en accords signés sans suite opérationnelle.
Ces vingt-cinq accords se traduiront-ils en projets concrets d'ici la 24e session prévue en Algérie, ou rejoindront-ils la longue liste des textes de coopération maghrébine restés sans application ?
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Membre de la rédaction Scoop.Afrique.
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