Le géant américain du VTC a annoncé l'arrêt immédiat de ses activités dans les deux pays, cédant le terrain à Bolt et aux applications locales, pour se recentrer sur les robotaxis face à Waymo et Tesla.
Publie le 5 septembre 2026 à 12:50 - mis a jour le 5 septembre 2026 à 13:53

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Douze ans de présence effacés en une annonce. Mercredi 2 septembre 2026, Uber a confirmé l'arrêt immédiat de ses activités au Nigeria et en Ouganda, deux marchés qu'elle avait ouverts dès 2014. Selon Afrique IT News, la décision s'inscrit dans une restructuration mondiale du groupe, qui supprime 3 300 postes, soit 10 % de ses effectifs, pour concentrer près de 10 milliards de dollars sur les robotaxis, face à Waymo et Tesla.
Le marché nigérian du VTC, évalué à environ 450 millions de dollars en 2025, n'était déjà plus un long fleuve tranquille. RFI, relayé par Shango Media, rappelle la flambée du carburant, l'inflation et l'instabilité du naira, sur fond de grève des chauffeurs en mars dernier pour réclamer de meilleures conditions. Uber assure, d'après Bénin Web TV, que le retrait « se limite strictement à ces deux marchés » et qu'elle reste engagée en Égypte, au Ghana, au Kenya et en Afrique du Sud, les quatre pays qu'elle conserve désormais sur le continent, après avoir déjà quitté la Côte d'Ivoire en 2025 et la Tanzanie en février.
Pour les chauffeurs lagosiens et kampalais, l'assistance promise s'arrête le 23 septembre. Après, il faudra composer avec Bolt, principal bénéficiaire annoncé du retrait .
L'histoire retiendra peut-être moins le départ d'Uber que ce qu'il révèle. La mobilité urbaine africaine se construit de plus en plus sans les géants américains, avec des acteurs qui connaissent les rues d'Ikeja ou de Kampala mieux qu'aucun algorithme californien. Reste à savoir si ces applications locales sauront tenir la distance là où Uber a plié.
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