La destruction du marché Gouro inquiète les commerçants et pose la question de l'approvisionnement alimentaire de la capitale économique.
Publie le 20 juillet 2026 à 21:51 - mis a jour le 27 août 2026 à 23:29

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Un marché entier a disparu en quelques jours. À Yopougon, le marché Gouro, poumon informel de l'approvisionnement alimentaire de tout un quartier d'Abidjan, a été rasé. Réunis à l'hôtel Asthoria Palace, les représentants du Collectif des organisations professionnelles ont tiré la sonnette d'alarme, rapporte KOACI.
Fraternité Matin évoque des craintes de pénurie et de flambée des prix dans les semaines à venir, tandis que plusieurs médias locaux relaient l'inquiétude des commerçantes qui vivaient de ce marché depuis des décennies.
L'économie informelle, on l'oublie souvent, c'est l'épine dorsale de la vie quotidienne dans la plupart des grandes villes africaines. Ce n'est pas un secteur secondaire qu'on peut raser sans prévenir : c'est le circuit par lequel des millions de foyers mangent chaque jour. Quand un marché comme Gouro tombe, ce sont des centaines de familles qui perdent leur revenu du jour au lendemain, et des quartiers entiers qui se retrouvent à devoir parcourir plus de kilomètres pour trouver de quoi cuisiner.
L'Afrique urbaine de 2050 devra choisir entre deux visions : moderniser en écrasant, ou moderniser en intégrant. Un marché rénové, formalisé, mais qui garde sa place et ses commerçantes, vaut mieux qu'un terrain vague en attendant un hypothétique centre commercial.
Qu'est-il prévu pour reloger les commerçants du marché Gouro ? La question mérite une réponse claire, et vite, avant que la colère ne monte encore d'un cran.
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