Cybersécurité
Burkina Faso : la semaine nationale contre la cybercriminalité s'ouvre
La deuxième Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité s'ouvre à Ouagadougou. Vendredi, l'État a lancé un réseau national de responsables de sécurité informatique.
Ouagadougou — Publié le 27 octobre 2026 à 08:48

« Personne n'est à l'abri. » C'est avec cet avertissement que le a ouvert, lundi 26 octobre, sa deuxième Semaine nationale de lutte contre la cybercriminalité.
À , le commandant Ahmed Ouédraogo, secrétaire général du ministère de la Sécurité, a alerté sur la hausse des usurpations d'identité et des escroqueries en ligne, selon Burkina24. La semaine court jusqu'au 30 octobre, sous le thème « Cybercriminalité et menaces numériques émergentes : du clic au crime ». Burkina24 ne cite aucun chiffre dans son compte rendu. Un lien associé évoque « plus de de préjudices » entre 2020 et 2025, un chiffre que nous n'avons pas pu vérifier.
Quelques jours plus tôt, le vendredi 23 octobre, l'État a lancé le Réseau national des responsables de la sécurité des systèmes d'information et des points focaux cyber, selon Sidwaya.
Le secrétaire général du ministère de la Transition digitale, Borlli Michel Jonas Somé, et le directeur général de l'Agence nationale de sécurité des systèmes d'information, Oumarou Sanou, y ont détaillé les menaces : compromission de comptes, hameçonnage, rançongiciels et fuites de données. Lefaso.net, que nous n'avons consulté qu'en page d'accueil, confirme la semaine et annonce aussi un plan d'intelligence artificielle de pour 5 000 emplois d'ici 2030, information à vérifier.
Pour le lecteur, le message est simple : les arnaques par téléphone, par réseaux sociaux ou par message ne sont pas réservées aux grandes entreprises. Le mobile money, très répandu dans la région, ouvre aux fraudeurs un terrain énorme.
Au-delà des campagnes, la cybersécurité devient un morceau de souveraineté. Un État qui dépend de plateformes étrangères pour héberger ses données, ses paiements et ses identités doit pouvoir les protéger. Former des responsables dans chaque administration est un premier pas. Reste à savoir si les jeunes développeurs du pays y trouveront des emplois et des moyens.
As-tu déjà évité de justesse une arnaque en ligne, et qu'est-ce qui t'a alerté ?
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