Violences à Warrap
Soudan du Sud : au moins 72 morts dans une attaque à Tonj North, selon l'État de Warrap
Le gouvernement de l'État de Warrap annonce 72 morts et 38 blessés après une attaque contre des villages et un camp de bétail. Le bilan et les responsabilités viennent d'une seule partie.
Tonj North — Publié le 27 octobre 2026 à 09:24

Soixante-douze morts, selon un seul camp. Voilà ce que l'on sait, et ce que l'on ne sait pas encore.
Le gouvernement de l'État de Warrap, au , a annoncé le lundi 26 octobre un bilan d'au moins 72 morts et 38 blessés après une attaque à Akop Payam, dans le comté de Tonj North.
Radio Tamazuj et Eye Radio, qui reprennent le même communiqué, rapportent que 50 des morts seraient du côté des assaillants et 22 du côté des victimes, selon le ministre de l'Information par intérim, William Wol Mayom Bol. Radio Tamazuj précise que deux des victimes sont des femmes.
Le gouvernement local accuse des groupes armés venus du comté de Mayom, dans l'État d'Unity, ainsi que des sections d'Alabek Payam. Du bétail aurait été volé au camp de Majak-kou, et les marchés d'Athieng-puol et de Rual-malith, ainsi que des habitations, auraient été incendiés. Le gouverneur par intérim, Angelo Ngot Mayar, a déployé les forces de sécurité.
Les États de Warrap et d'Unity annoncent l'ouverture d'un canal pour récupérer le bétail et identifier les responsables. Le ministre ajoute que femmes, enfants et personnes âgées sont privés de nourriture, de médicaments et d'abri.
Prudence obligatoire. Les deux articles lus viennent de la même source officielle. Aucune réaction de l'État d'Unity n'y figure, et il n'y a ni date précise de l'attaque ni chiffre de déplacés.
En août, un épisode similaire avait fait 49 morts à Juer Boma, dans le même comté, et Unity avait alors rejeté l'attribution, d'après Eye Radio. Il ne faut pas confondre les deux événements, ni avec les 26 morts de Tonj East signalés le 19 octobre par Sudans Post, dans un autre affrontement.
Au-delà du bilan, ces violences liées au bétail disent quelque chose de la fragilité d'un pays où les armes circulent et où l'État est loin. Pour les jeunes éleveurs, perdre un troupeau, c'est perdre son avenir.
Et pour 2050, la sécurité alimentaire passera par le désarmement des communautés autant que par l'aide humanitaire.
Que faut-il d'abord pour que ces attaques cessent : désarmer, indemniser ou négocier ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…