Crise de l'eau
Bronkhorstspruit : 833 malades après trois semaines d'eau non chlorée
La station de Tshwane a distribué de l'eau contaminée pendant environ trois semaines. Le bilan officiel monte à 833 cas, sans décès, à neuf jours des élections locales.
Bronkhorstspruit — Publié le 27 octobre 2026 à 09:30

Un litre d'eau à . C'est ce que paient des habitants de Bronkhorstspruit pour boire sans tomber malades.
Le bilan officiel s'est alourdi ce lundi 26 octobre. EWN compte 833 cas de maladies gastro-intestinales liées à une eau contaminée, dont 27 de plus en 24 heures et 328 enfants, surtout de 0 à 4 ans. Aucun décès. Trois personnes ont été hospitalisées puis renvoyées chez elles. Le Daily Maverick parlait de « plus de 400 malades » la veille : ce sont deux bilans à deux dates différentes.
Que s'est-il passé ? Selon le Daily Maverick, la station d'épuration, dans la municipalité de Tshwane, a manqué de chlore fin septembre et a distribué de l'eau non chlorée pendant environ trois semaines, sans alerte sanitaire. Le ministère de l'Eau avait pourtant envoyé une lettre de non-conformité en février 2026, et la ville avait promis un plan correctif en mars. Le ministère affirme qu'aucun engagement n'a été tenu à temps. La station affichait un score de 42,3 % au classement Blue Drop de 2023.
Les réponses officielles divergent. La ministre de l'Eau, Pemmy Majodina, assure que « cela ne veut pas dire qu'il y a une épidémie ». Le vice-président Paul Mashatile estime que l'intervention a fait en sorte que personne ne meure. La ville de Tshwane assure avoir obtenu « plus qu'assez de chlore » pour six à sept semaines, et accuse un fournisseur d'avoir relevé ses prix de 400 %, selon EWN.
La maire Nasiphi Moya a suspendu le responsable de la station et ouvert une enquête forensique ; l'opposition (DA, EFF) annonce des plaintes pénales. Ce sont des annonces, pas des condamnations.
Reste l'essentiel. La crise tombe neuf jours avant les élections locales du 4 novembre. La maire accuse l'opposition de récupérer le drame, l'opposition accuse la majorité de l'avoir laissé arriver.
Pour l'Afrique de 2050, l'eau sera le premier service public à craquer dans les villes qui grandissent vite. Un contrat de chlore mal suivi suffit à mettre des milliers de familles à l'arrêt.
Dans ton pays, qui répond quand l'eau du robinet devient un danger ?
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