Un universitaire camerounais réclame la constatation de la vacance du pouvoir, estimant que le chef de l'État a quitté son poste depuis une cinquantaine de jours.
Publie le 28 juillet 2026 à 14:06 - mis a jour le 17 août 2026 à 23:10

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Cinquante jours. C'est le décompte avancé par l'universitaire camerounais Ntimbane Bomo, qui appelle à faire constater la vacance du pouvoir au sommet de l'État, rapporte Lebledparle.com.
Le débat n'est pas nouveau au Cameroun, où la santé et la présence effective du président Paul Biya, au pouvoir depuis plus de quatre décennies, alimentent régulièrement les spéculations. Cette fois, c'est un appel formel à la constatation institutionnelle qui relance la polémique, dans un climat déjà tendu par des prises de position politiques divergentes au sein même du parti au pouvoir, précise Camer.be.
StopBlaBlaCam relève par ailleurs qu'un responsable politique a récemment remercié Paul Biya pour sa nomination à la tête de l'Assemblée, une déclaration qui ravive, elle aussi, le débat sur la séparation des pouvoirs dans le pays.
Le Cameroun, deuxième puissance démographique d'Afrique centrale, illustre une question que se pose une bonne partie du continent, celle de la transmission du pouvoir dans les régimes de longue durée. Quand l'incertitude s'installe au sommet de l'État sans réponse institutionnelle claire, c'est toute une chaîne de décisions, budgétaires, diplomatiques, sécuritaires, qui se retrouve suspendue.
L'Afrique centrale regarde Yaoundé avec attention. Une transition mal négociée dans un pays de cette taille aurait des répercussions bien au delà de ses frontières.
Un pays peut-il fonctionner durablement sans que la question de la vacance du pouvoir ne soit clairement tranchée ?
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