Trafic de cocaïne
Cocaïne : un passager parti d'Accra arrêté à Beyrouth avec 46,7 kilos
La douane libanaise a saisi 46,7 kilos de cocaïne dans les bagages d'un Syrien arrivé d'Accra. Le NACOC ghanéen dit traquer les complices dans le cadre d'une livraison contrôlée.
Accra, Ghana — Publié le 2 novembre 2026 à 07:26

Quarante colis soigneusement isolés pour tromper les scanners, des balises électroniques glissées dedans, et un vol Accra-Beyrouth. Samedi 31 octobre, à l'aéroport Rafic Hariri, la douane libanaise a fait tomber ce qu'elle présente comme la plus grosse saisie de drogue de l'histoire de la plateforme.
La Direction générale des douanes, agissant avec la Sûreté générale, a arrêté un passager syrien arrivé d' par un vol de Middle East Airlines. Dans ses bagages, 46,7 kilos de cocaïne répartis en 40 paquets, selon la douane libanaise. Le Bureau ghanéen de contrôle des stupéfiants (NACOC) avance, lui, environ 40 kilos dans deux valises : l'écart n'est pas expliqué à ce stade.
D'après les premières investigations des douanes libanaises, l'homme était entré au Liban par le poste frontière de Masnaa plusieurs semaines plus tôt, avant de gagner Accra et de revenir avec la marchandise. Les enquêteurs cherchent le destinataire prévu. Le Premier ministre libanais, Nawaf Salam, a salué le travail des services et promis que les points de passage du pays ne serviraient pas de couloirs au trafic. Le suspect est présumé innocent et n'a pas été identifié publiquement.
Le NACOC, dans un communiqué du 1er novembre, parle d'une livraison contrôlée menée avec les autorités libanaises. Son objectif : identifier et arrêter les complices au et gagner du terrain sur le réseau transnational derrière l'envoi. L'analyste sécurité Richard Kumadoe en tire une prévision : « avant décembre, un certain nombre d'arrestations seront faites », a-t-il affirmé, évoquant des personnes déjà sous surveillance.
Ce n'est pas un coup isolé. Le Ghana voit son nom revenir dans des saisies de plus en plus lointaines, de la France au Liban. Pour un pays qui veut vendre Accra comme porte d'entrée de l'Afrique de l'Ouest, la réputation de plaque tournante est un coût.
Les arrestations promises viendront-elles à temps pour rassurer partenaires et compagnies aériennes ?
Plus d’articles comme celui-ci dans ton fil :
Nos articles en tête de Google, pour toi :
Ajouter Scoop Afrique à mes sources GoogleSigné
Ce qu’il fallait retenir de la semaine, choisi par la rédaction. Court, vérifié, et lisible en cinq minutes.
Une sélection par semaine. Désabonnement en un clic.
Connectez-vous pour partager votre analyse sur cet article. Les contributions sont relues par la rédaction avant publication.
Chargement des commentaires…